Kabange Numbi sollicite un délai supplétif pour répondre aux députés nationaux


Médicaments et produits biologiques contrôle de qualité

Date de publication : 10/05/2015 00:00

Kabange Numbi sollicite un délai supplétif pour répondre aux députés nationaux

Kabange Numbi sollicite un délai supplétif pour  répondre aux députés nationaux

Kabange Numbi sollicite un délai supplétif pour répondre aux députés nationaux

Posted By: adminPosted date: mai 10, 2015In: Actualités, Contrôle Parlementaire

Le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, a accordé un délai supplémentaire de quarante huit heures au ministre de la Santé publique, Félix Kabange Numbi (FKN), vendredi 8 mai 2015, dans la salle des Congrès du Palais du peuple de Kinshasa. Le ministre précité doit rencontrer pertinemment la cinquantaine de préoccupations soulevées par la représentation nationale à la suite de la question orale avec débat de l’honorable Clément Kanku sur la lutte contre les faux médicaments et les charlatans qui proposent toutes sortes de thérapie à la population.

Avant de formuler ses préoccupations substantielles de sa question orale avec débat, l’auteur part d’un constat : « Notre pays est confronté à une forte invasion de faux médicaments et des médicaments périmés mettant ainsi en danger la santé de notre population. Aussi, assistons-nous à une recrudescence des personnes qui proposent des thérapies et médicaments traditionnels sans que l’Etat n’exerce un véritable contrôle de qualité pour déterminer la fiabilité de ces thérapies. De ce fait, les populations sont exposées à toute forme d’escroquerie et abus qui mettent en péril leur santé ».

Eu égard à ce qui précède, Clément Kanku formule trois questions principales au ministre de tutelle autour de l’état des lieux du secteur des médicaments importés et fabriqués sur place, des dispositions prises pour protéger la population contre les faux médicaments, les charlatans, les médicaments périmés et les médicaments mal conservés et vendus par des personnes non habilitées et des dispositions prises pour réglementer l’exercice de la vente des médicaments à travers les pharmacies et autres dépôts pharmaceutiques.

Des réponses données pour les trois questions posées…

Relativement à l’état des lieux dans le secteur pharmaceutique, le ministre FKN a reconnu que les rapports économiques asiatiques ont entraîné le phénomène des médicaments destinés uniquement à l’exportation qui, « souvent et parfois sont de qualité douteuse et vendus à de vils prix, avec une loi portant exercice de la pharmacie, héritée de la Colonisation, devenue à ce jour obsolète et lacunaire ».

Cela étant, le ministre de la Santé publique avoue que l’Etat éprouve beaucoup de difficultés pour faire régner l’ordre dans le secteur pharmaceutique congolais. Et pour juguler cette difficulté, il a promis qu’un projet de loi sur ce, sera déposé incessamment au Parlement.

Pour renforcer le contrôle et la lutte contre les médicaments contrefaits, le ministre a affirmé que les kits et « muni lacs » ont été mis à la disposition de toutes les provinces. Mais, regrette-t-il, « les muniras qui ont été disponibilisés sont limités dans leurs analyses ».

Pour lutter contre le charlatanisme dans ce secteur, la RDC s’est inscrite dans la stratégie régionale de l’OMS en intégrant la médecine traditionnelle dans le système congolais de santé.

Le ministre de la Santé publique a annoncé que le programme national de promotion de la médecine traditionnelle et des plantes médicinales va poursuivre le recensement dans toutes les provinces de la RDC comme il l’a déjà fait à Kinshasa. Ce, en vue d’identifier les vrais acteurs de la médecine traditionnelle, les pratiques et les techniques utilisées, les médicaments traditionnels utilisés d’une part et, d’autre part, de disposer d’un répertoire de médecins tradi-praticiens par zone de santé.

Loin s’en faut !

En accord avec le Conseil supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC), les tradi-praticiens et les experts du ministère de la Santé ont élaboré un guide d’accès aux médias afin de mettre fin à ce phénomène de publicité tapageuse qui passe en boucle dans les chaines de radio et de télévision, vantant ainsi certains produits traditionnels prétendant tout résoudre.

En ce qui concerne les mesures prises par le gouvernement congolais à travers le ministère de la Santé, Félix Kabange Numbi a annoncé le renforcement du contrôle des médicaments dans les différents laboratoires stratifiés.

De ce fait, FKN révèle que la RDC ne dispose pas, à ce jour, d’un laboratoire de contrôle de médicaments de qualité. Mais pour la saisie de faux médicaments, le contrôle se fait avec le concours de la Police nationale au niveau national et celui de l’Interpol au niveau régional.

« Il sied de signaler qu’une unité spéciale de la Police nationale a été détachée du ministère de la Santé pour mener les activités sur terrain », a affirmé Félix Kabange Numbi avant d’ajouter que l’approvisionnement en médicaments essentiels et de bonne qualité qui se fait déjà dans deux cent hôpitaux et mille centres de santé se poursuivra sur le reste de l’étendue de la République.

« Mais l’assainissement du secteur pharmaceutique exige des actions multidisciplinaires à tous les niveaux et des moyens conséquents », a-t-il indiqué.

En rapport avec la médecine orientale, le ministre a indexé les Indiens et les Chinois comme partisans de cette médecine et a déjà identifié quelques maisons pratiquant ce type de médecine orientale qualifiée parfois avec complexité de tradi-moderne. Objectif : l’assainissement pur et simple du secteur.

48 heures au lieu de 24

Dans le débat, plusieurs députés nationaux ont rebondit sur les réponses du ministre pour plus de précisions. Ce qui a amené Félix Kabange Numbi à demander auprès du Bureau de la Chambre basse, un délai supplétif de 24 heures afin de rencontrer ces nombreuses préoccupations.

Le président Aubin Minaku lui a accordé quarante huit heures pour ce faire. De ce fait, le ministre de la Santé publique sera, à nouveau devant la représentation nationale, le lundi 11 mai 2015.